Qu’est-ce que le washi, le papier japonais ?

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Illustration de papier japonais translucide tenu devant une fenêtre ; il ne s’agit ni d’une photographie d’atelier papetier ni d’un exemple permettant d’identifier les fibres.

Le washi peut devenir un écran translucide, une feuille pour écrire ou un papier choisi pour la conservation. Ces usages exigent des propriétés différentes. Ce guide présente la fabrication traditionnelle du papier à la main ainsi que la production moderne ; la présentation de Nippon.com apporte un complément.

Note sur les images : il s’agit d’illustrations éditoriales, et non de photographies d’un atelier nommé, d’un échantillon de fibres ou d’un traitement de conservation. Elles ne permettent ni d’identifier la composition du papier ni d’établir son aptitude à la conservation ; vérifiez les spécifications du papetier et consultez un restaurateur pour choisir un traitement.

Qu’est-ce que le washi ?

Washi (和紙) signifie papier japonais. Ce terme englobe les papiers traditionnels faits à la main ainsi que les produits modernes fabriqués à la machine et les mélanges. Le nom seul ne précise ni une fibre, ni une méthode de fabrication, ni un niveau de qualité.

Les fibres libériennes de kōzo (mûrier à papier), de mitsumata et de gampi sont d’importantes matières traditionnelles. Leurs propriétés et leur traitement contribuent à déterminer la feuille finie. Certains papiers sont fins et translucides ; d’autres sont épais, opaques, colorés ou enduits.

La cuisson, le battage, la formation de la feuille, les additifs et la finition influent sur le résultat, en plus du choix des fibres. La FAQ d’Awagami décrit la production manuelle et mécanique, notamment celle des papiers à fibres libériennes.

Trois fibres traditionnelles : kōzo, mitsumata et gampi

Trois fibres traditionnelles importantes possèdent des caractéristiques distinctes :

  • Kōzo (楮), mûrier à papier. Ses fibres relativement longues peuvent former des feuilles solides et souples. C’est la fibre utilisée pour le Sekishū-banshi, le Hon-minoshi et le Hosokawa-shi.
  • Mitsumata (三椏). Ses fibres fines peuvent donner une feuille lisse au léger lustre, utilisée pour l’impression et la papeterie.
  • Gampi (雁皮). Souvent utilisé pour des papiers lisses et lustrés. Ses fibres plus courtes demandent un traitement différent de celles du kōzo ; le meilleur choix dépend de l’usage prévu.

La cuisson, le lavage et le battage séparent les fibres de l’écorce pour obtenir une pâte à papier. Le mot « pâte » décrit aussi cette matière préparée ; il ne se limite pas au papier mécanique à base de bois.

Illustration de fibres libériennes blanches à côté de papier washi ; l’image n’identifie ni l’espèce ni la qualité des fibres.
Illustration éditoriale de fibres libériennes utilisées en papeterie ; l’image ne permet pas d’en identifier l’espèce.

Choisir un papier selon son usage

Demandez la composition de la feuille, son grammage, sa finition et l’usage recommandé par le fabricant. Un papier fait à la main ou à la machine peut convenir, selon ces propriétés.

Pour une réparation ou un contact prolongé avec une œuvre d’art, obtenez des informations précises sur la composition et l’aptitude du papier. Un papier d’emballage décoratif ne doit pas servir de papier de conservation sur la seule foi de son apparence ou de son origine.

Quels facteurs influent sur la longévité ?

Certains papiers japonais ont traversé les siècles, mais leur durée de vie dépend de la préparation des fibres, de l’encollage, des pigments, de l’acidité, de la lumière, de l’humidité et des manipulations. Les restaurateurs choisissent le papier pour un traitement précis, plutôt que d’employer n’importe quelle feuille étiquetée washi.

Pour une estampe, une lettre ou un abat-jour, choisissez un papier adapté à l’usage prévu et protégez-le des conditions défavorables. Même souple et agréable à regarder, une feuille peut se décolorer, se fragiliser ou être endommagée par l’humidité.

Illustration d’un espace de conservation avec papier fin, colle, pinceau et pince à épiler ; ni recommandation de traitement ni test de matériau.
Illustration éditoriale d’un espace de conservation avec du papier fin, de la colle et un pinceau souple.

La fabrication du washi en bref

Dans le nagashizuki, les fibres cuites et battues sont mises en suspension dans l’eau avec du neri, un auxiliaire de formation traditionnellement extrait des racines de tororo-aoi. Le papetier utilise un tamis de bambou (su) monté dans un cadre pour recueillir et déplacer la suspension, formant la feuille par passages successifs. Les feuilles sont ensuite pressées, séchées et finies.

L’hiver est important pour la récolte du kōzo et certains travaux traditionnels, mais le papier est aussi fabriqué à d’autres moments de l’année. Notre article complémentaire sur le Hosokawa-shi, le papier de la vallée d’Ogawa inscrit à l’UNESCO, suit une tradition régionale.

Le washi dans la vie quotidienne

Au Japon, le papier répond depuis longtemps à des usages quotidiens, des écrans et cloisons aux lampes, éventails et lettres. Différentes qualités et finitions conviennent à différents usages :

  • Intérieurs. Le papier des shōji et des abat-jour peut diffuser la lumière.
  • Écriture et cadeaux. Papier à lettres, enveloppes, emballages et kaishi, les petits papiers pliés utilisés pour le thé.
  • Art et artisanat. Origami, calligraphie, gravure et papiers décoratifs.
  • Conservation. Des papiers sélectionnés servent de supports ou à réparer des livres, des estampes et des peintures.
Illustration d’un shōji diffusant la lumière du soir à côté d’une lampe en papier ; il ne s’agit pas d’un intérieur historique documenté.
Le papier diffuse la lumière à travers une cloison intérieure.

Fabrique-t-on encore du washi aujourd’hui ?

Le washi fait à la main reste un artisanat vivant. L’inscription de l’UNESCO en 2014 réunissait le Sekishū-banshi de Shimane, le Hon-minoshi de Gifu et le Hosokawa-shi de Saitama. En 2025, elle a été élargie au papier Echizen Torinoko de Fukui, une tradition de papier à base de gampi. Consultez la fiche de l’UNESCO et l’annonce de la préfecture de Fukui. Cette reconnaissance concerne des traditions artisanales précises, et non toutes les feuilles vendues sous le nom de washi.

Questions fréquentes

Le washi est-il du papier de riz ?

« Papier de riz » est une expression employée librement pour plusieurs produits différents. Le papier de kōzo traditionnel utilise des fibres d’écorce, pas du riz. Certains papiers japonais contemporains contiennent de la paille de riz ou d’autres mélanges : vérifiez donc la composition indiquée.

Références : les informations des papetiers et les documents patrimoniaux de l’UNESCO et de Fukui cités ci-dessus. La reconnaissance patrimoniale concerne des traditions artisanales précises, pas une évaluation des performances de chaque feuille.

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