Le Hosokawa-shi (細川紙) est un papier de kōzo fabriqué à la main dans la région d’Ogawa-machi et de Higashichichibu, à Saitama. Son nom conserve un lien avec une tradition papetière plus ancienne de Kishū, l’actuelle Wakayama.
Les scènes de fabrication et les matières présentées ci-dessous sont des visualisations éditoriales. Ce ne sont ni des photographies vérifiées d’un atelier nommé d’Ogawa, ni la preuve qu’une feuille représentée est un Hosokawa-shi certifié. Pour un atelier, un procédé ou une feuille précis, consultez les sources en lien et les spécifications du fabricant.
Qu’est-ce que le Hosokawa-shi ?
La méthode reconnue du Hosokawa-shi emploie du kōzo, ou mûrier à papier, cultivé au Japon et des techniques traditionnelles de formation manuelle. Ce papier non teint est associé à des usages tels que les livres de comptes et les documents. Ses fibres et leur traitement donnent à la feuille finie sa texture et sa solidité ; il ne faut pas le considérer comme imperméable.

Notre introduction au washi présente plus largement les fibres et la fabrication du papier.
Un nom qui a voyagé
La présentation touristique de Saitama relie ce nom au village de Hosokawa, près du mont Kōya à Kishū. Elle explique que le papier fabriqué autour d’Ogawa ressemblait à l’ancien papier de Hosokawa, ce qui a conduit à l’adoption du nom.
La fabrication du papier dans la région d’Ogawa
L’histoire papetière de l’ensemble de la région est généralement présentée comme vieille d’environ 1 300 ans. Les premières mentions de papier provenant de Musashi fournissent ce contexte régional ; elles n’établissent pas un usage continu de la méthode Hosokawa-shi aujourd’hui reconnue pendant toute cette période.
La rivière Tsukigawa fournissait l’eau nécessaire à la préparation des fibres et à la formation des feuilles. La région est devenue un important district papetier, comptant, selon les sources, plus de 750 ateliers à la fin de l’époque d’Edo.
Reconnaissance comme bien culturel et inscription à l’UNESCO
Ces désignations reconnaissent l’artisanat et sa transmission :
En 1978, l’artisanat du Hosokawa-shi a été désigné bien culturel immatériel important du Japon. La méthode reconnue prévoit du kōzo cultivé au Japon, des outils traditionnels et une formation manuelle par nagashizuki.
Le Hosokawa-shi a rejoint le Sekishū-banshi et le Hon-minoshi dans l’inscription du washi à l’UNESCO en 2014. En 2025, cette inscription a été élargie au papier Echizen Torinoko de Fukui, qui emploie du gampi plutôt que du kōzo. Consultez la fiche de l’UNESCO et l’annonce de cette extension par la préfecture de Fukui.
En conservation, le papier doit convenir au traitement envisagé. La reconnaissance patrimoniale n’établit pas que chaque feuille de Hosokawa-shi est adaptée à la réparation d’une œuvre d’art.
Du mûrier à la feuille : vue d’ensemble
Le travail va de la préparation des fibres à la formation et à la finition des feuilles. Les ateliers peuvent répartir les étapes différemment :
Préparer la fibre
- Étuvage. Les branches de kōzo récoltées en hiver sont coupées à longueur et étuvées pour détacher l’écorce.
- Écorçage. L’étuvage décolle l’écorce afin de la retirer des branches. L’écorce est séchée et stockée pour un traitement ultérieur.
- Préparation de l’écorce blanche. Le trempage assouplit la matière avant le grattage de l’écorce extérieure sombre.
- Cuisson. L’écorce préparée est cuite avec un alcali, puis rincée pour retirer les matières indésirables. Le procédé contrôlé de l’atelier en détermine les conditions.
- Nettoyage (chiri-tori). Les impuretés sont retirées à la main des fibres humides.
- Battage. Les fibres nettoyées sont séparées et préparées pour leur mise en suspension dans l’eau.
Former la feuille
- Ajout du neri. Le mucilage des racines de tororo-aoi aide à maintenir les fibres dispersées pendant la formation de la feuille.
- Formation (nagashizuki). Un tamis de bambou monté dans un cadre recueille la suspension ; ses mouvements construisent la feuille par passages successifs. Les feuilles humides sont empilées.
- Pressage. La pile humide s’égoutte et est progressivement pressée pour en extraire l’eau.

Finition
- Séchage. Les feuilles sont détachées une à une et appliquées à la brosse sur des planches pour sécher, traditionnellement au soleil, à l’extérieur.
- Tri. Les feuilles sont inspectées et classées, les feuilles inadaptées étant écartées.
- Finition. Les feuilles sont préparées au format demandé ; la découpe dépend du produit.

La récolte du kōzo et certaines préparations de l’écorce sont saisonnières. La fabrication du papier et les ateliers ouverts aux visiteurs ne se limitent pas à l’hiver : demandez au lieu quelles étapes seront visibles à la date prévue.
Visiter un atelier de fabrication du papier
La région compte des lieux proposant des initiations accompagnées à la fabrication du papier. Réservez la formule souhaitée et demandez quelles étapes de production seront visibles :
- Ogawa Washi Learning Center. Installé dans un bâtiment de 1936, il propose des expériences sur réservation. Les informations touristiques de Saitama en décrivent le programme ; confirmez les tarifs, les disponibilités et les jours de fermeture lors de la réservation.
- Higashichichibu Washi no Sato. Ce complexe de halte routière comprend une maison de papetier de l’époque d’Edo déplacée sur le site et des activités accompagnées.
- Michi-no-Eki Ogawamachi. Cet équipement consacré aux artisanats traditionnels propose des activités pratiques autour du washi. Vérifiez le détail des ateliers et les conditions d’âge avant la visite.
L’office de tourisme de Saitama indique environ 70 minutes entre Ikebukuro et Ogawamachi sur la ligne Tobu Tōjō. Vérifiez ensemble le service réel, la suite du trajet et l’horaire de l’atelier.
Questions fréquentes
À quoi sert le Hosokawa-shi ?
Historiquement, il servait notamment aux livres de comptes et aux documents officiels. Les feuilles contemporaines peuvent convenir à la papeterie, à l’art ou à des travaux spécialisés, selon leurs caractéristiques. Demandez conseil à un restaurateur pour la réparation d’une œuvre d’art.
Références : Saitama tourisme pour l’histoire locale et les visites ; l’UNESCO et la préfecture de Fukui pour l’inscription patrimoniale, citées ci-dessus. Les programmes de visite et les modalités pratiques peuvent changer.


